Problématiques

Le Pacifique constitue l'un des plus grands réservoirs de la biodiversité marine et terrestre de notre planète. Mais plus qu'ailleurs la préservation de cette biodiversité est soumise à de fortes contraintes liées aux changements environnementaux planétaires – dont le changement climatique – aux aléas naturels et à diverses activités anthropiques.

Pour la communauté internationale dans son ensemble, et pour la communauté du Pacifique en particulier, les enjeux sont majeurs : il est crucial d'assurer la conservation de ce patrimoine naturel exceptionnel tout en cherchant à le valoriser dans la perspective du progrès des connaissances scientifiques et du développement économique et social des pays de la région. Pour la France, qui conserve ses prérogatives de souveraineté (sécurité, ordre public, missions scientifiques) sur une zone économique étendue (ZEE) d'environ 6,5 M de km2 cette région revêt un caractère particulièrement stratégique. A partir d'un potentiel scientifique significatif mais dispersé, la France développe, grâce à ses collectivités, des coopérations avec de nombreux états insulaires. Mais la multiplicité des initiatives locales et des projets des établissements d'enseignement supérieur et des organismes de recherche rendent cette action très peu lisible.

Un laboratoire à grande échelle pour :

  • Modéliser les effets du changement global et mise en place de mesures d'atténuation et d'adaptation
  • Analyser, modéliser et prévoir les évènements extrêmes
  • Possibilité de plans d'expériences complets (variété des situations, existence de références, de gradients)
  • Tester les théories de la biogéographie insulaire, de la biologie évolutive
  • Valoriser les ressources biologiques
  • Définir les outils d'évaluation de l'impact des pressions humaines et analyser les modes locaux de gestion des ressources naturelles - Proposer des mesures de conservation de la biodiversité et de gestion des ressources

Un "site pilote"

Le Pacifique sud et sud-ouest est un "site pilote" pour la recherche française

  • 6.5 millions de km2 de ZEE française en région Pacifique (60% de ZEE française)
  • Extension du plateau continental juridique en cours (Programme EXTRAPLAC)
  • 3500 ans d'impacts sur les milieux en Nouvelle-Calédonie, anthropisés progressivement (1500 ans en Polynésie française)
  • Biodiversité terrestre et marine exceptionnelle
  • Lagon inscrit au patrimoine mondial en Nouvelle-Calédonie et en demande d'inscription pour les Marquises
  • Statut politique spécifique de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Wallis et Futuna et de nombreux pays océaniens anglophones
  • Ressources naturelles durables et non durables (minérales énergétiques et biologiques)
  • Fort potentiel des ressources minérales dans la ZEE française
  • Les énergies marines renouvelables (fort potentiel de développement en outre-mer)
  • Volonté politique des collectivités de préserver et valoriser le patrimoine naturel et culturel
  • Nécessité d'observer et surveiller les impacts